Les marchés fonctionnent (lorsqu’ils sont en situation de concurrence pure et parfaite) avec une confrontation de l’offre et de la demande.
L’offre provient des producteurs, elle est une fonction croissante du prix. Plus le prix est élevé, plus les offreurs sont nombreux sur le marché et plus ils offrent de produits (leur objectif est de réaliser des profits)
La demande provient des consommateurs, elle est une fonction décroissante du prix (sauf pour certains biens particuliers qui permettent lorsqu’on les possède de montrer sa richesse; il s’agit alors d’une consommation ostentatoire). Plus le prix est faible plus il y a de consommateurs sur le marché et plus les consommateurs veulent des quantités de biens ou de services élevées.
La rencontre de l’offre et de la demande détermine un prix, qui est qualifié d’équilibre lorsqu’il satisfait les acteurs présents sur le marché.
Si le prix est jugé trop faible par les offreurs, ceux-ci se retirent du marché ou diminuent la quantité offerte. dès lors cela permet au prix d’augmenter (puisque l’offre est moindre).
Du côté de la demande, l’effet est inversé. Si les prix sont jugés comme « faibles », des consommateurs rentrent sur le marché et ceux qui y sont déjà peuvent augmenter la quantité qu’ils demandent. Cet accroissement de la demande provoque une augmentation du prix.
Ce mécanisme de hausse et de baisse de la demande et de l’offre s’appelle le tâtonnement Walrasien (Leon Walras économiste français 1834 – 1910). On va au fur et à mesure s’approcher du prix d’équilibre. A ce niveau tous les acteurs sur le marché sont satisfaits. Ceux qui ne le sont pas sont sortis du marché. C’est pour cela que l’on peut parler d’équilibre. Ce mécanisme est valable sur l’ensemble des marchés, y compris le marché du travail. Si une entrave à la flexibilité du prix (à la hausse ou à la baisse) existe, dès lors l’équilibre ne peut être atteint.
Sur la figure ci dessus, on « tourne » autour du prix d’équilibre, en proposant d’abord P2 qui est trop élevé puis P3 qui est trop faible.